théâtre 4

"Je suis ici pour dire la colère qu'il faut dire à haute voix
Je suis ici parce que j'habite là-bas
Ce ghetto qu'on appelle le lieu des bannis!
Je suis ici pour vous prévenir que là-bas, il n'est question que de violence faite à nos corps.
Je suis ici parceque je suis une fille, pas une connasse, pas une roulure, ni une pétasse.
Je suis ici pour dire qu'une fille qui crie sous les baisers d'un garçon n'éprouve pas du plaisir, mais qu'elle a mal.
Je suis ici parceque j'ai eu mal.
Je suis ici parce que j'ai couru plus vite.
Je suis ici pour dire que quand je désire la bouche d'un autre, je ne suis pas une pute.
Je suis ici pour comprendre pourquoi la violence vient d'abord à ceux qui ne savent pas l'usage des mots.
Je suis ici pour soumettre à chacun l'obligation de la pensée et du langage.
Je suis ici pour dire que l'amour doit rester à la vie.
Je suis ici parce que je n'ose plus sortir.
Je suis ici pour demander protection pour moi et toutes celles qui comme moi vivent dans la peur, les crachats et l'insulte.
Je suis ici parce que j'avais cru pouvoir être libre comme mes frères.
Je suis ici parceque mes frères sont devenus mes geôliers.
Je suis ici pour exiger d'eux la garantie de ma liberté.
Je suis ici pour exiger des adultes l'enseignement de l'égalité et du respect qui accorde à chacun et à chacune une égale liberté de circulation, d'opinion et de désir.
Je suis ici pour vous prévenir d'un danger.
Je suis ici pour dire à ceux qui prennent encore plaisir à asservir leurs femmes qu'ils conduisent leurs filles à l'esclavage.
Je suis ici pour prévenir nos pères qu'il est de leur devoir d'apprendre à leurs fils que le genre masculin ne l'emporte pas sur le féminin.
Je suis ici pour dire à nos mères qu'elles ne doivent plus se taire.
Je suis ici pour exiger de nos professeurs l'enseignement et l'usage de la parole.
Je suis ici parceque j'ai pu courir..... Mais que d'autre n'en auront ni le temps ni la force."

Nous qui sommes Valérie Deronzier.
Interprété par Tiphaine
2008-2009

# Posté le mercredi 08 avril 2009 15:06

21 mars

21 mars
[align=center]"dites mesdemoiselles, vous pourriez me dédicacer les photos que vous avez faites tout à l'heure? J'ai bien ris en vous regardant, j'ai pris du bon temps.."

"mademoiselle, on peut aller fumer? Je vais juste tirer mon cou.."

"elles sont mignonnes les serveuses!" (le mari)
"oui mais bon niveau qualité du service, ça laisse à désirer!" (sa femme)

"mademoiselle vous faites quoi dans les deux heures qui suivent?"



OH MY GOD! OH MY GOD! OH MY GOD!! ><


JUMP JUMP JUMP

# Posté le jeudi 26 mars 2009 15:56

Modifié le mardi 31 mars 2009 14:59

souvenirs de théâtre 3

"Moi aussi j'ai eu un premier amour. Il s'appelait Aujourd'hui et c'était un joli nom de garçon. Un nom qu'on ne se lasse pas de répéter, qu'on récite par coeur:
Tu m'aimes Aujourd'hui? Je t'aime Aujourd'hui. Serres moi Aujourd'hui. Tu es beau Aujourd'hui. Aujourd'hui laisse moi m'en aller avant que tu t'en ailles. Pourquoi Aujourd'hui faut-il que l'amour aille vite? Pourquoi Aujourd'hui faut-il que l'amour fasse mal?
Quand mon premier amour m'a quitté, ça quitte toujours un premier amour, j'ai pu enfin parler de lui, le citer, le préciser: j'ai pu raconter.
Je me souviens d'Aujourd'hui. De l'évidence ressentie dans les bras du tendre Aujourd'hui, du fragile, du caressant, du touchant, du bel Aujourd'hui. Du dur Aujourd'hui, du coriace, du froid et sec Aujourd'hui.
Voila. J'ai pu enfin parler et les mots ont pris sa place, et la place était chaude, les mots ont proliféré.
Une plaie pleine de mots. Je suis devenue, une malade.
Il n'y a que moi qui sait me soigner, qui sait que je déteste être au centre de ce qui se passe. Vous ne pouvez pas guérir ma maladie alors je fais ce que je veux.
La maladie n'a rien à voir avec la douleur. Ma maladie tue d'un coup, quand j'aurais choisi.
Alors voilà mon premier amour. Et quoi? Je ne suis même pas morte. Aujourd'hui je survis au premier amour.
Pourquoi faut-il survivre aujourd'hui?"

Les débutantes, C. Honoré
2008-2009
projet sur le thème de l'enfermement.
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# Posté le jeudi 19 mars 2009 17:08

il fait beau

il fait beau
quand il fait beau comme hier (première journée de beau temps depuis...... pfiou au moins tout ça!)

ça me donne envie de......
sortir mes ballerines
faire du shopping

chanter
pas réfléchir à tout ce que je fais

écouter des musiques gaies

me mettre en maillot de bain

sortir
manger des fruits

voir mes copines

être avec lui (même si pr ça je n'ai pas besoin qu'il fasse beau bien entendu ^^)

mettre un pantalon blanc
rire

faire la fête
avoir des bonnes nouvelles

sortir sans manteau

sortir mes lunettes de bitch

rêver de voyages
faire des photos



alors je sais que tt le monde s'en fout mais ça me met de booonne humeur! =D

# Posté le mardi 03 mars 2009 12:32

souvenirs de théâtre 2

"Pauvre con. Sinistre con!
Tu veux me taper dessus? Vas-y, Vas-y. Viens défoule toi connard!
Tu es bien du genre à taper sur une fille. Hein? salope!
Mais viens! Viens donc enculé! je t'attends!.
Je me souviens George. Non je n'ai rien oublié. J'avais 17 ans.
17 ans George! on est encore très jeune à 17 ans. Beaucoup trop jeune.
Est-ce que tu te rends compte de ce que tu as fais? De la pourriture que tu as mise dans la tête d'une gamine de 17 ans? Tu t'en rends compte?
Pendant des années entières je suis restée, comme un zombie, à tourner et retourner
les mêmes questions dans mon esprit:
"pourquoi moi? Pourquoi m'ont-ils choisie, moi? est-ce par hasard, tout au fond de moi,
j'avais provoqué ça? Est-ce que je l'avais cherché? Je souriais trop? J'étais trop gentille?
J'avais l'air d'une fille facile?"
Oui je me souviens George. Je me souviens de tout. Ce soir là, sur la plage.
J'étais au bord de l'eau, je regardais les reflets de la lune sur la mer et je me disais:
"il y peut-être quelqu'un, en ce moment même, en France ou en Espagne, qui regarde la mer
en se demandant si il n'y a pas quelqu'un de ce côté-ci qui lui renvoie son regard."
Je souriais je m'en souviens.
Et tout à coup quelqu'un m'attrape par les épaules, me retourne et m'embrasse sur la bouche.
Toi George!
J'essaie de prendre ça à la blague, je te dis: "Non Georgie, franchement non merci"ù
Tu m'as regardé en ricanant. Tu ricanait George tu te souviens?
Et tu n'as giflée. Tu as levé la main et tu m'as giflée.

Tu vois, je n'oublie rien. Voilà ce qu'il a fait ton copain Georgie Ferguson,
dit La Crevette. Je n'ai pas peur de le dire.
Je n'ai pas peur de lui, ni de toi, ni de personne!
Je vous emmerde tout les deux et j'emmerde le monde entier!

Oui 17 ans. Une pucelle qui n'a jamais laissé un garçon aller plus loin que les baisers dans le cou.
Mes jolis petits seins, personne ne les avait vus! Et tu m'as giflée.
Alors je t'ai envoyé un coup de poing dans le ventre et tu as commencé à me frapper.
A me frapper encore et encore et encore. Et je suis tombée à la renverse.
Et tu as fais ce que tu as fais. Et les autres après toi.
"Chacun son tour, on resquille pas dans la file d'attente, il y en aura pour tout le monde!"

Un viol à répétition, quel exploit!"

Le Baiser de la veuve

2007/2008

# Posté le lundi 16 février 2009 15:02